25.08.2020
Identités et frontières : Comment peut-on respecter et assurer le droit à l’autodétermination sans pour autant diviser?

Comment respecter la souveraineté des États et des territoires sans pour autant renoncer aux effets positifs de la mondialisation? Comment gérer la puissance chinoise ; un pays qui ne partage pas les valeurs universelles, les valeurs de l’Occident – notamment celles de l’Europe et des États-Unis. Comment intégrer cette puissance géopolitique fondée sur un système autoritaire capitaliste en pleine expansion non seulement sur le plan économique mais aussi sur le plan géographique ? Une conquête de l’espace sans pour autant faire la guerre dans le sens classique du terme.
Au-delà des frontières : comment intégrer ces deux systèmes à valeurs opposées dans une nouvelle gouvernance globale cosmopolitique? Un élément de réponse peut nous donner la géopolitique française.
C’est justement Jacques Ancel qui a ajouté une notion humaine - l’identité de cœur- à sa réflexion géopolitique. Une notion humaine basée sur la nécessité d’un équilibre et d’une harmonie au sein d’une société, d’un pays ou bien d’une région.
Selon Jacques Ancel « La frontière est une isobare politique, qui fixe, pour un temps, l’équilibre entre deux pressions : équilibre de masses, équilibre de forces. » et dans le même esprit « une nation solide, en harmonie, existe, même sans frontière visible «.
Publié chez L'Harmattan, Paris (Partie III, p. 165-179)